Espace de gare #1

  • Par totsdits
  • Le 16/04/2015
  • Commentaires (0)

Chateaucreux 2

Avant, mais c’était avant, la gare était le lieu d’où l’on quittait la ville et le lieu où l’on la retrouvait. Aujourd’hui, la gare se retrouve au cœur des politiques urbaines. Elle n’est plus simplement envisagée comme un lieu d’échanges en matière de transports, mais (avec ses abords) comme un véritable enjeu en matière d’urbanisme. Il en va ainsi à Saint-Etienne avec le réaménagement, engagé depuis plusieurs années, du secteur de la gare, principale, de Châteaucreux, et avec le projet de rénovation engagé de la gare de Carnot (Gare de Carnot, le renouveau ?) - [St. Etienne ayant la particularité d’être scandée par cinq gares : Châteaucreux, Carnot, Le clapier, Bellevue, La terrasse – Héritages de la grande époque industrielle et de l’exploitation minière].

Mais cette idée de créer de nouveaux « centres urbains » n’est pas nouvelle. Saint-Etienne a connu deux changements majeurs, dont, ni l’un, ni l’autre, n’ont abouti pour différentes raisons.

A la fin du XIXe siècle (1853/1904) un projet urbain a amené à la construction, entre la place du peuple et la place Louis Comte, à la construction du Grand théâtre (incendié en 1928), de l’Ecole des Beaux-arts, des Halles, de la Bourse du travail et du Musée d’art et d’industrie (initialement prévu pour recevoir la sous-préfecture); et quand St. Etienne est devenue préfecture l'aménagement s'est arrêté là.

Sous la municipalité Durafour, il est décidé, en 1975, de construire un nouveau centre ville (Centre 2) sur le site de l’ancienne caserne militaire de Bizillon. Cet ensemble devait accueillir à la fois des administrations et des sièges de collectivités locales. Finalement, il en reste aujourd’hui surtout un centre commercial sous la bannière d’Auchan, qui remplace Continent en 1989. Ce projet s’inscrivait dans la logique « bétonneuse » du maire de Lyon, Louis Pradel, dans les années 1960, marquée par la facilitation de l’introduction de la voiture en ville (aménagements des quais de Saône, construction du tunnel de Fourvière, réaménagement des gares de Perrache et de la Part Dieu). A St. Etienne, cette logique a aussi donné lieu à l’implantation du parking des Ursules (1967/1969).

Pierre Faurand / 16/04/15

Et pour aller déjà un peu plus loin : http://www.urbanisme.fr/issue/magazine.php?code=365&section=AGORA

Urbanisme transports

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site